Phantom of the open review : un charmant biopic sur un aimable imposteur

Mark Rylance (Bridge of Spies, Don’t Look Up) et Sally Hawkins (Happy-Go-Lucky, The Shape of Water) brillent tous les deux dans ce charmant biopic sur l’aimable imposteur Maurice Flitcroft, qui a pris d’assaut le monde du golf dans les fins des années 1970. 

L’acteur, scénariste et producteur Simon Farnaby (Paddington 2, Ghosts) a adapté sa propre biographie de Flitcroft (co-écrite avec Scott Murray) pour le grand écran, tandis que le réalisateur est Craig Roberts, que vous connaissez peut-être comme l’acteur qui a joué dans la comédie Submarine de 2010 (le premier film primé de Richard Ayoade).

Une histoire inspirante

Ouvrier modeste d’un chantier naval confronté à un licenciement à l’âge mûr, Maurice Flitcroft (Rylance) se retrouve désemparé avec beaucoup de temps libre, un luxe qu’il n’a jamais eu auparavant. Encouragé par sa femme Jean (Hawkins) à poursuivre ses rêves, Maurice participe aux qualifications pour le championnat Open, le tournoi de golf le plus prestigieux du pays, et s’en sort accidentellement, bien qu’il n’ait pas joué un seul tour dans sa vie.

Voici une vidéo parlant de ce film en anglais :

Les rires fusent alors qu’il entre dans une partie de chat et de souris avec Keith Mackenzie (Rhys Ifans), un représentant sans joie des autorités du golf qui finit par lui interdire d’entrer à l’Open à vie. Aidé par ses fils jumeaux adolescents (Christian et Jonah Lees), Maurice prend sur lui de défier l’interdiction en s’inscrivant et en se qualifiant à plusieurs reprises pour le tournoi sous différents faux noms.

Un film avec une touche de magie

Il y a quelque chose de magique dans le film de Roberts, à la fois dans son apparence et dans l’histoire qu’il réussit à raconter. Le réalisateur et le scénariste Farnaby livrent ensemble une ode magnifiquement exécutée à l’excentricité britannique. C’est une histoire magnifiquement superposée d’optimisme et de triomphe face à l’adversité.

Bien qu’il n’aborde que de manière passagère des problèmes sociaux graves, ce film riche en récompenses parvient à raconter une histoire poignante et d’un charme désarmant sur un homme qui a tout simplement refusé d’abandonner ses rêves. Élevé par un virage vraiment exceptionnel de Rylance, Le Fantôme de l’Open n’est pas seulement très regardable : il parvient également à offrir juste la bonne quantité d’optimisme aux yeux écarquillés sans devenir inutilement sucré. Tout au long du film, vous serez surpris de ce que ce personnage peut faire. C’est un film inspirant, malgré les méfaits réalisés par ce personnage.

Anna T.

Le cinéma est pour moi l'art le plus subtile parmi tous. J'ai tenté une carrière plus jeune et j'ai foulé les planches mais sans succès. Mais mon amour pour la scène, la réalisation n'ont pas diminué. J'essaie de vous transmettre un peu de ma passion par l'intermédiaire de mes billets.

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