Pas le temps de mourir : un film plein de suspens

Entravé par la crise de Covid qui a vu sa date d’ouverture plusieurs fois repoussée au cours des 18 derniers mois, on peut dire sans risque de se tromper que le dernier opus de la saga emblématique de James Bond a connu un parcours quelque peu tumultueux vers le grand écran. Mais alors que la plupart des grands titres dont la sortie est prévue à la même époque ont reçu à la hâte le traitement de streaming à domicile, No Time To Die se sentait parfois comme le seul survivant de l’industrie cinématographique en ruine, ne sachant pas vers qui se tourner ensuite. Il est donc vraiment gratifiant de voir que retenir le titre et ne jamais céder à la tendance du streaming numérique a probablement porté ses fruits pour ses créateurs.

Ceci étant la dernière sortie de Daniel Craig en tant que légendaire 007, le film devait livrer la marchandise et heureusement, il le fait. Reprenant là où il s’était arrêté dans Spectre (2015), Bond profite désormais de sa retraite et s’est marié avec bonheur avec Madeleine Swann (Léa Seydoux). Le bonheur pour toujours de James est malheureusement écourté lorsqu’il apprend quelque chose de choquant sur la femme qu’il aime. Des années plus tard, Bond est appelé par son vieil ami de la CIA Felix Leiter (Jeffrey Wright, brillant) qui lui demande d’aider à traquer un mystérieux méchant armé d’une nouvelle technologie dangereuse.

James Bond est confronté à des adversaires redoutables

Ailleurs, James est confronté à un achèvement difficile sous la forme de la nouvelle recrue des services secrets Naomi (un virage robuste de Lashana Lynch), tandis que son nouveau contact de la CIA en Amérique du Sud (Ana De Armas dans l’un des meilleurs décors d’action du film) lui donne plus que ce qu’il avait prévu. À son tour, Rami Malek (malheureusement le maillon faible de tout le film) incarne Lyutsifer Safin, un homme déterminé à se venger de ceux qui ont assassiné sa famille.

Voici la critique de ce film en vidéo :

Malgré son scénario absurdement absurde, c’est Bond après tout et les scénarios étranges sont de rigueur, No Time To Die ressemble à l’un des films les plus conventionnels de la franchise. Alors que le réalisateur Cary Joji Fukunaga et les co-scénaristes Neal Purvis, Robert Wade et Phoebe Waller-Bridge se sont clairement tournés vers le MCU pour s’inspirer, il reste cependant suffisamment de thèmes d’après-guerre du créateur de Bond Ian Flemings pour satisfaire les anciens et les nouveaux fans.

Daniel Craig apporte une touche de fraîcheur

Ce n’est un secret pour personne que de tous les Bonds modernes, Craig est venu incarner l’essence du personnage original de Fleming. Ici, il le joue à nouveau avec un mélange de charme et d’amertume taciturne, qui aboutit finalement à un dénouement brillamment conçu et savamment écrit.

C’est vraiment tout ce que nous attendions du dernier Bond de Craig, laissant à l’acteur la possibilité de poursuivre d’autres projets sans avoir à répéter le même rôle encore et encore. Surtout ce que le film a réussi à raviver le désir de projections physiques et donc Bond peut sauver l’industrie cinématographique de près de deux ans de revers et d’incertitude.

Anna T.

Le cinéma est pour moi l'art le plus subtile parmi tous. J'ai tenté une carrière plus jeune et j'ai foulé les planches mais sans succès. Mais mon amour pour la scène, la réalisation n'ont pas diminué. J'essaie de vous transmettre un peu de ma passion par l'intermédiaire de mes billets.

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